Sans doute ai-je déjà été très claire, tout au long de ce projet de chroniques, au
sujet de mon aversion envers le système médical… mais ce n’est pas aujourd’hui
que je vais cesser d’en parler.
Je reproche donc au système de santé de blâmer les gens de ne pas être
responsables de leur santé et lorsqu’ils le sont, de ne pas les prendre au
sérieux.
Voici une anecdote réelle vécue par quelqu’un que je connais :
Le gars se doute qu’il est aux prises avec des symptômes de dépression qui nuisent
à son fonctionnement de façon générale. Il va donc consulter un docteur qui ne
peut, malheureusement, le voir que sans rendez-vous et quand « ça adonne »
qu’il est présent.
Après plusieurs heures d’attente dans la clinique, le gars reçoit par le docteur, une
prescription d’un anti dépresseur nommé Effexor.
Il respecte donc religieusement sa médication durant près de deux mois, jusqu’à ce
que ses proches lui fassent part de leurs observations en ce qui a trait au fait que ces
pilules lui font plus de mal que de bien.
En effet, ils remarquent une plus grande agressivité de la part du gars, de même que
d’importants changements concernant sa façon de parler et de bouger, qui est plus
rude qu’avant.
Le gars décide donc d’interrompre sa prise de médicaments.
À mesure que les jours passent, ses symptômes d’agressivité ne diminuent pas,
même qu’ils s’intensifient, jusqu’à ce qu’ils entrainent le gars dans un état de
crise grave…
Misant sur le peu d’énergie qui lui reste, de même que sur son état de conscience
encore présent, il retourne donc voir son docteur afin de lui demander son aide,
une nouvelle médicamentation, une consultation avec un psychothérapeute ou
quoi que ce soit qui puisse le guérir.
En remettant sa carte à la secrétaire, il lui explique qu’il doit absolument voir le même
docteur qui lui a prescrit les Effexor, étant donné qu’ils ont entrainé des conséquences
graves…
La dame lui répond froidement qu’elle ne peut pas lui promettre qu’il verra ce docteur.
Point. Sans empathie ni compassion.
Autrement dit, pour avoir des services psychologiques qui soient adéquats, humains et
dans un délai raisonnable, c’est-à-dire, autant que possible, avant de se suicider, il faut
menacer de le faire, quitte à entrer à l’urgence avec une arme à feu pointée en plein
front.
C’est pourquoi aujourd’hui je pense qu’il y a des questions à se poser concernant le
vocabulaire utilisé, à savoir : des concitoyens, qui sont également des patients, qui
dépendent d’un service gouvernemental gratuit…


SVP, votez pour Sorcière Mal Aimée 





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